Les projets identifiés pour la consolidation de la synergie

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Les axes stratégiques relatifs aux différentes conventions et aux projets synergiques ont permis d’identifier une batterie d’axes et d’actions. A partir de l’ensemble de ces axes, des projets prioritaires sont identifiés.

  • Appui aux ONGs en matière de gestion intégrée des ressources naturelles LCD, LCB et CCCC ;
  • Conservation et valorisation des ressources naturelles dans les milieux arides;
  • Renforcement des capacités en matière de vulnérabilité et d’adaptation climatique au niveau du littoral et de la gestion des eaux ;
  • Identification des indicateurs de suivi de la biodiversité et de la désertification.
  • Valorisation du savoir-faire local pour la gestion des eaux pluviales dans les régions de Matmata et de Beni-Khdech ;
  • Projet pilote d’aménagement intégré d’un bassin versant ;
  • Identification et évaluation des modalités et opportunités de financement des projets de mise en œuvre des conventions de Rio, en Tunisie
  • Lutte contre la désertification / lutte contre l’ensablement ;
  • Eaux saumâtres en milieu aride ;
  • Conservation des ressources génétiques et écosystèmes forestiers et fragiles;
  • Mobilisation des eaux usées traitées et leurs transferts des stations d’épuration du Grand Tunis vers les zones de demande à l’intérieur du pays;
  • Evaluation de l’efficacité et de l’intégration du réseau des aires protégées.

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La mise en œuvre des trois conventions a montré que les textes comportaient de nombreuses obligations communes, telles que la recherche, la présentation des rapports, l’échange d’information, la formation et l’éducation. Les similitudes entre les textes pourraient servir de base pour l’établissement des Plans d’Actions Nationaux et des stratégies intégrés afin de concrétiser ces synergies. Dans le même temps les volets sectoriels spécifiques à chaque convention seraient développés.

L’harmonisation du système d’observation, de recueil de données, de l’analyse de la gestion des ressources naturelles et d’élaboration d’indicateurs pertinents pour les trois conventions pourrait déboucher sur des systèmes nationaux d’information environnementale qui s’intégreraient dans des systèmes stratégiques déjà existants (OTED, SID). Egalement, le système de suivi-évaluation développé dans le cadre de la CLCD avec l’appui de l’OSS, pourrait servir de base pour un Dispositif d’Observation et de Suivi-Environnemental (DOSE) général.

Les différents rapports nationaux sur l’environnement ont toujours traité des aspects synergiques des différentes conventions:

    • Les programmes régionaux de l’environnement élaborés dans 24 gouvernorats concernent les aspects du développement durable à l’échelle de la région ;
    • Les programmes d’actions régionaux de la lutte contre la désertification ont touché 12 gouvernorats. Ils ont mis en relief les relations entre la biodiversité et la désertification ;
    • Les agendas 21 qui ont concerné plus de 120 localités intègrent le processus synergique et participatif;
    • Les études effectuées, en gestion des ressources naturelles, ont développé une base technique pour le renforcement de la synergie entre les trois domaines des conventions. Les plus importantes sont :
La carte agricole réalisée par le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Hydrauliques qui trace les orientations des exploitations agricoles par référence
L’étude sur la stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture et des écosystèmes tunisiens aux changements climatiques, réalisée par le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Hydrauliques et la Banque Mondiale, qui évalue les conséquences des changements climatiques sur les écosystèmes, conçoit une stratégie nationale d’adaptation, évalue les conséquences socio-économiques pour le pays à l’horizon de 2030 et met en œuvre un plan d’action ainsi qu’une stratégie nationale d’adaptation de l’agriculture tunisienne aux changements climatiques ;
L’étude sur la vulnérabilité environnementale et socio-économique du littoral tunisien face à une élévation accélérée des niveaux de la mer, due aux changements climatiques, réalisée par le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et le Programme des Nations Unies pour le Développement.

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 Dans son article 8 la convention sur la lutte contre la désertification invite les parties à coordonner des activités avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la Convention sur la diversité biologique, « afin de tirer le meilleur profit des activités prévues par chaque accord tout en évitant les doubles emplois. Les Parties encouragent l’exécution de programmes communs, en particulier dans les domaines de la recherche, de la formation, de l’observation systématique ainsi que de la collecte et de l’échange d’informations, dans la mesure où ces activités peuvent aider à atteindre les objectifs des accords en question ».

Les organes directeurs de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, de la Convention sur la diversité biologique et de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification ont souligné l’importance de la promotion des synergies entre les trois conventions aux niveaux local, national et international (UNEP/CBD/SBSTTA/10/INF/9).

Les changements climatiques, la désertification et la dégradation des terres sont d’importantes causes de l’appauvrissement de la diversité biologique. La conservation et l’utilisation durable de cette diversité peut contribuer à l’atténuation et à l’adaptation aux changements climatiques (i.e. séquestration du gaz carbonique) et à la lutte contre la désertification (i.e. évitement de dégradation des sols et de leur couvert végétal) induisant un appauvrissement des sols.

La collaboration  et la coordination entre les institutions/structures nationales  chargées de la mise en œuvre de chaque convention  sont nécessaires pour  renforcer leurs capacités, améliorer la cohérence des politiques et  promouvoir la réalisation d’objectifs et programmes complémentaires entrant dans le cadre de ces trois conventions.

Des possibilités de coopération à différents niveaux entre les trois conventions peuvent être envisagées  au niveau national. Elles concernent à titre d’exemple:

  •   Le transfert de technologie par l’échange d’expériences, d’informations et de l’identification de technologies revêtant un même intérêt et une même importance ;
  • La recherche et le partage de données ;
  • L’identification de mécanismes de collaboration entre les trois conventions avec  les stratégies nationales  de gestion durable des forêts. Ces stratégies constituent une  composante de lutte contre la désertification (activités pour limiter l’érosion hydrique des sols, repeuplement de terrains dégradés,...) et d’atténuation et d’adaptation au  changement climatique (activités de boisements, reboisements, restauration de la biodiversité,...) ;
  • L’élaboration d’accords multilatéraux sur la protection de l’environnent et le développement durable.

La stratégie  tunisienne, pour la mise en œuvre des synergies entre les trois conventions de Rio, après avoir identifié des points de similitudes entre elles, les cadres législatifs et institutionnels nationaux et les capacités nationales associées, a formulé des orientations stratégiques pour la promotion des trois conventions.

Elle propose :

  • Le renforcement de la coordination entre les trois conventions  par  la mise en place, au sein du Ministère chargée de l’environnement,  d’une structure nationale qui assure la synergie et incluant les trois points focaux de ces conventions ;
  • Le renforcement du comité régional de lutte contre la désertification pour qu’il puisse jouer un rôle de comité régional de développement durable ;
  • L’harmonisation des systèmes d’observations précoces et de bases de données d’alerte qui devrait conduire à des systèmes nationaux d’information environnementale qui s’intégreraient dans les systèmes existants ;
  • Une approche d’intervention par écosystème pour la mise en œuvre de projets complémentaires sur la diversité biologique, le changement climatique et la désertification ;
  • La sensibilisation du public par l’élaboration de guides, la production et la diffusion de supports de sensibilisation communs aux trois conventions ;
  • Le renforcement de la coopération régionale dans un cadre synergique pour appuyer la mise en œuvre coordonnée et efficace des conventions ;
  • Le développement et le renforcement des capacités en matière de recherche scientifique combinant des objectifs de conservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques ;
  • Le renforcement de la commission nationale sur le développement durable pour promouvoir ses activités principales et fédérer les synergies.

La stratégie a aussi identifié des axes stratégiques de renforcement des capacités en matière de synergie (i.e. l’ingénierie des projets de synergie, la mobilisation des ressources financières, la communication et la sensibilisation, la recherche,...). Elle a aussi et a proposé des programmes prioritaires à mettre en œuvre  pour promouvoir les synergies entre les trois conventions.


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Les trois convention proposées par les NU au sommet de la Terre de Rio de Janeiro convergent vers la préservation des ressources naturelles, garant de la poursuite du développement durable. Leur mises en oeuvre entrainerait nécessairement des effets synergiques, à même d'amplifier leur efficience.


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